Le début de la fin

Le début de la fin
C aime les talons aiguilles en croco, les soirées au Ritz après minuit et avoir des ongles parfaitement manucurés.

J adore les strings à paillettes (seulement ceux signés Galiano), le petit resto végétarien rue de Rivoli et snober les touristes.

C déteste qu'on ne l'écoute pas (parler d'elle), les contrefaçons de Longchamps et les chips si grasses que c'en est une aberration.

J a en horreur les garçons lourds en boîte, demander la taille au dessus à une vendeuse et attendre trop longtemps l'ascenseur.






C à gauche J à droite

# Posted on Sunday, 16 March 2008 at 1:47 PM

L'anniversaire de Pierre-Alexandre

L'anniversaire de Pierre-Alexandre

Hier soir, pour les 19 ans d'un ami commun, J et moi-même étions invitées à une réception à l'hôtel Negresco. L'un des plus grands palaces de la côte m'a-t-on dit. Foutaises. J'en ai connu des bien plus grands, plus luxueux, et beaucoup plus accueillants. Il était si petit que notre cher Pierre-Alexandre fut obligé de se restreindre à une liste de 1500 invités. Cela dit, cela ressemblait finalement à une fête intime, où J et moi connaissions tout le monde. Un fois de temps en temps, ça peut passer, mais je veillerai désormais à me renseigner davantage avant d'accepter une invitation. Surtout s'il s'agit de faire plaisir à quelqu'un.
Finalement, je réussis à m'amuser un peu une fois une coupe ou deux de champagne consommées. Avez-vous déjà remarqué comme votre élégance est à son apogée lorsque vous avez une coupe de champagne entre les doigts ? Bien entendu, ma robe noire aurait été suffisante pour attirer le regard de Léopold, car elle souligne de manière irréprochable les courbes parfaites de mon corps. J'ai attendu que Jean-Sébastien nous regarde pour embrasser la commissure des lèvres de ce cher Léopold. Je sais qu'il m'aime beaucoup mais n'en ai rien a faire. Je voulais juste être sûre d'agacer suffisament Jean-Sébastien pour qu'il se rende compte de ce qu'il avait choisi d'abandonner. Lorsqu'il m'a annoncé qu'il ne voulait plus que nous nous fréquentions il y a une semaine de cela, cher Papa m'a cru triste, et m'a gentillement prêté son jet pour que je puisse me changer les idées avec J lors d'un après-midi de shopping à Manhattan. J'ai passé une journée formidable, tout en sachant que Jean-Sébastien ne peut de toute façon pas vivre sans moi, c'est ainsi. En attendant, je cherche encore le meilleur moyen de lui faire payer le manque de respect qu'il a eu à mon égard. Je verrais ensuite si je l'accepte à nouveau ou non.
Lors de cette même soirée d'anniversaire, J semble beaucoup s'être rapprochée de Pierre-Théodore. Je n'ai pas encore eu le temps de lui demander comment la soirée s'était terminée pour elle.
Il est tard, presque 13h, je ferais mieux d'aller dormir quelque peu.
C


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# Posted on Sunday, 08 February 2009 at 12:37 PM

Edited on Monday, 09 February 2009 at 8:41 AM

Nice-Paris en Limousine

Nice-Paris en Limousine

La nuit fut courte. Nous n'aurions pas dû abuser du Lafite Rothschild, quelle idée aussi de finir trois bouteilles à 20 000 en une nuit. La tête me tourne voyez-vous. Oh my god. Qu'est-ce que c'est que cette paire de menottes accrochée à ma cheville?
Si je me rappelle bien, nous étions avec C à la petite sauterie de Pierre-Alexandre. C'était d'un barbant. En plus le caviar était d'une qualité médiocre! Intolérable. L'apogée fut quand je me rendis compte que le DJ était novice en matière de house-trenchy-sex music, ridicule! Pierre-Alexandre aurait dû inviter David and Cathy. Je me rappelle de C qui mettait son plan "attrape-moi si tu peux" en place... J'ai trouvé Pierre-Théodore dans les toilettes en train de se prendre un rail. Pierre-Théodore est un homme tout à fait charmant rencontré lors d'une exposition d'art contemporain à NY, nous nous sommes tout de suite plu et il m'a suivi à Paris, mais nous sommes bien trop indépendants pour être ensemble. Devant l'ennui de cette soirée, il m'a proposé de partir. Son chauffeur nous a donc conduit à Paris. Cela me fit du bien de quitter Nice, depuis un jour que nous nous promenions avec C sur la balade des anglais cela nous ennuyait. Quelle délice cette nuit dans sa limousine! Au petit matin nous étions rue de rivoli et assoiffés. Connaissez-vous le water-bar chez Colette? C'est d'un hype, et surtout c'était parfait pour mon régime GPW (green peas-water, incultes que vous êtes), il m'a été conseillé par Cynthia Eastwood (oui oui la fille de ce cher Clint) et se révèle très efficace: il suffit de manger 10 petits pois le midi et le soir et lorsque vous êtes sur le point de faire un malaise buvez de l'eau. Je vais bientôt pouvoir rentrer dans du 34, enfin! Nous sommes ensuite allés dans la suite de Pierre-Théodore, le pauvre ne trouve pas d'appartement convenable à Paris et est obligé de louer au Hilton toute l'année. Les draps grattaient un peu mais bon je ne suis pas fille à me plaindre.
Il faudra que j'appelle C ce midi pour bavarder au Maxim's, je me demande si son plan a fonctionné?
En attendant, je retourne me coucher, le lit est vide...tant mieux.
J




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# Posted on Monday, 09 February 2009 at 8:22 AM

Edited on Monday, 09 February 2009 at 8:40 AM

Déjeuner avec J et shopping dans Paris

Déjeuner avec J et shopping dans Paris
J m'a appelée en fin de matinée afin de déjeuner ensemble à midi. Je suis heureuse qu'elle ai choisi le Maxim's, nous y avons nos habitudes, c'est un très agréable restaurant où nous aimons passer du temps entre amies. Thomas, le serveur, nous connait bien. Il sait que nous sommes accoutumées à lui donner un pourboire de 500 euros, toujours en billets de 100 et 200, les billets de 500 prennent tellement de place dans une pochette classique !
J et moi nous sommes donc racontées la fin de cette ennuyeuse soirée à Nice. Lorsqu'elle m'a dit qu'elle était remontée à Paris dans la limousine de Pierre-Théodore, je me suis tout de suite demandée pourquoi je ne suis pas partie moi-même aussi vite. Mais enfin, ne revenons pas sur cette soirée.
J'ai donc raconté à mon amie que Jean-Sébastien m'avait appelée hier matin. Je savais qu'il ne pouvait se passer de moi. Cela étant, la sonnerie du téléphone nous a réveillé, moi et Jean-Christian, avec qui j'avais passé la nuit. Pauvre amour, il dormait si tranquillement. Normal avec la nuit que nous avions passé qu'il ai besoin de sommeil. D'ailleurs, J a très bien pris le fait que je passe la nuit avec son cousin. Cette fille est un amour, vraiment. Jean-Sébastien m'a donc dit que je lui manquais, qu'il voulait me parler. Nous avons donc fixé un rendez-vous au salon du Hilton, demain midi. Peut-être croiserons-nous J et Pierre-Théodore.
Je n'arrive pas à croire que ma chère J ai douté une seule seconde que mon plan puisse ne pas fonctionner ! Je gagne toujours.
L'après-midi, après notre déjeuner, (ou tout au plus, notre verre de Sangria, car J respecte à la lettre son régime GPW), nous nous sommes offert quelques heures de shopping dans les rues de Paris: Chanel, Cartier, Boucheron, Hermès, Dior et j'en passe...Toutes ces boutiques où nous avons nos habitudes. Nous avons même tenté un détour vers les Galeries Lafayette, erreur ! Ce magasin n'est vraiment plus ce qu'il était ! Totalement envahi de prolétaires. J et moi avons rapidement regagné l'extérieur pour éviter d'être trop mêlées au peuple. On ne sait jamais, quelqu'un aurait pu nous voir. Je ne comprend vraiment pas pourquoi les gens passent leur temps à reprocher au monde qu'ils n'ont plus d'argent. Si ils n'allaient pas le dépenser dans des boutiques comme celles là, peut-être que leurs problèmes seraient réglés.
En fin d'après-midi, J a du partir, car elle avait un rendez-vous avec un certain Georges-Maxence. Je n'ai pas eu le temps de lui demander qui était cet homme car son chauffeur était déjà en train de lui ouvrir la portière de la Maserati. Je l'appelerai sans doute demain avant de partir voir Jean-Sébastien.
C
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# Posted on Monday, 09 February 2009 at 9:50 AM

Edited on Thursday, 12 March 2009 at 2:08 PM

Virée shopping, champagne et saumon

Virée shopping, champagne et saumon
(...) Je suis parfaite. Je le sais c'est tout. Ciao!"
Nous finissons toujours ainsi nos conversations téléphoniques avec C, c'est d'un jouissif! Après avoir reposé le combiné du téléphone by Gucci, je partis me faire couler un bain. Tout en buvant mon champ' avec des salmon-toasts, je réfléchis à ma journée d'hier.
Ma mission de la veille avait été de mettre à genoux Pierre-Théodore. Ainsi le matin, alors que Charles-Edouard me conduisait au Maxim's, je le vis assis sur une terrasse. Après avoir fait arrêter mon chauffeur, je sortis telle la déesse que je suis de ma Bentley, et marchai en direction du bellâtre qui me faisait de l'oeil. Ne le connaissant ni d'Eve ni d'Adam, je jouai la fille charmante ayant envie d'un verre. Alors qu'il commandait, je regardai discrètement trois tables plus loin pour voir la réaction de Pierre-Théodore. Bien qu'il lisait tranquillement la Bourse, je vis ses mains trembler légèrement. Je suis démoniaque et c'est pour cela que je m'aime! Après plusieurs frôlements controlés sur ce quidam, je simulai une urgence et me levai; comme je sentais le regard de Pierre-Théodore sur moi, je fixai un rendez-vous avec ce Georges-Maxence et l'embrassai au coin des lèvres. Notre repas avec C, me fit du bien, les commérages m'aident à tenir, cela fait tellement de bien de dire du mal! Pendant notre virée shopping, je m'achetai une énième paire de boots peep-toe, le must de la saison prochaine. Au début, je trouvais que mes pieds ressemblaient à deux vulgaires pieds dans une botte ouverte mais après avoir vu toutes les it-new yorkaises en porter, j'en achète depuis trois mois et suis, comme toujours, en avance sur les parisiennes. En fin d'après-midi, je retrouvai George-Maxence au Ritz. Nous nous amusâmes toute la nuit et je dois avouer qu'il s'est révélé très doué. Je garde son numéro, au cas-où. Pierre -Théodore m'a laissé 6 messages sur mon répondeur, c'en est presque trop facile. Je suis en train d'attendre Charles-Edouard devant le Ritz, je vais retrouver Pierre-Théodore au salon de son hôtel, mais juste pour l'apéritif, il n'y a pas de raison à ce qu'il croit que je m'accroche. Peut être vais-je croiser C ?
J
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# Posted on Tuesday, 10 February 2009 at 5:13 AM

Edited on Tuesday, 10 February 2009 at 6:28 AM

Au Hilton avec Jean-Sébastien

Au Hilton avec Jean-Sébastien

Lorsque je suis arrivée au salon du Hilton avec mon heure et demi de retard réglementaire (il faut savoir se faire désirer, et puis, je ne savais que choisir entre mes Manolo Bahnik rouges et mes Gucci pailletées), Jean-Sébastien me regardait avancer, accoudé au bar, un verre de St Georges à la main. Il me fit un baise-main, je ne lui décrochai pas un sourire, et nous nous sommes installés à une table pour commander une autre bouteille de vin.
Il a alors commencé à se trainer à mes pieds, me disant que je suis merveilleuse, magnifique, incroyable, qu'il ne peut pas vivre sans moi...Tout ce que je sais déjà en vérité. Après une bonne demi-heure d'ennui mortel, j'ai entendu un cri derrière moi. Ce "Oh-My-God" ne pouvait appartenir qu'à J ! Elle était bien là, avec ce cher Pierre-Théodore, parfaite, comme à son habitude, un peu comme moi en réalité. Ils se sont assis parmi nous, ils venaient prendre l'apéritif. Je suis contente qu'ils soient arrivés à temps, je commençais sérieusement à me demander comment je pourrais faire en sorte que Jean-Sébastien arrête son barratin inintéressant au possible.
Nous avons discuté un moment, mais ces gentlemen ont fini par s'approprier les conversations en les faisant toutes dériver sur les dernières courses de F1 ou sur les actions en Bourse de leurs Pères. Lorsque J et moi en avons eu assez, je me suis levée, ai agrippé Jean-Sébastien par le col de sa chemise Armani, et l'ai obligé à se lever. Je déteste parler de rien, seuls les commérages et la mode sont utiles. J'ai dis au revoir à J et son ami, ai marché de mon pas décidé vers l'ascenseur, direction la suite 4135 que Papa réserve à l'année au cas où je reçoive des amis. J'ai lancé à Jean-Sébastien qu'il était bien meilleur au lit que partout ailleurs.
Nous avons terminé cet après-midi dans cette suite du Hilton, avec champagne, caviar et poudre.
Jean-Sébastien est un homme très intéressant...du moment qu'il ne parle pas.
J'ai essayé de ne pas rentrer trop tard chez moi, dans le XVIe, afin de pouvoir me préparer pour le vernissage de mon ami Fernando Botero. Ce vieil homme est un personnage exceptionnel.
J'espère que J n'aura pas oublié que nous devions y aller ensemble.
C
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# Posted on Tuesday, 10 February 2009 at 7:13 AM

Edited on Tuesday, 10 February 2009 at 1:47 PM

Botero

Botero
Quelle splendeur cette nouvelle expo de Fernando Botero.
A voir ses tableaux on peut se demander pourquoi nous, créatures de rêves au poids idéal, avons un plaisir exquis à les regarder? Simply nous nous sentons vraiment divines devant cette exacte représentation du peuple. Et ce sentiment de beauté doit nous rendre encore plus désirables car à chaque exposition de Botero nous subjuguons les hommes aux alentours.
Au Hilton ce midi, après que C soit partie s'amuser avec Jean-Sébastien, Pierre-Théodore m'a fait la cour, chose qu'il m'avait peu faite depuis notre rencontre. Compliments (que je savais déjà) et promesses (que je n'ai point envie qu'il tienne-sauf pour la semaine à Ibiza-). Ayant peu dormi cette nuit avec Georges-Maxence, je refusais poliment son invitation 5 hommes 1 femme pour la soirée prochaine.
Nous sommes juste allés au spa du Hilton, connu pour ses somptueuses mosaïques, et nous y sommes détendus dans sa salle de hammam privée. Cette détente fut bienvenue pour oublier les soucis quotidiens: quel vernis à ongles mettre ce soir? Quelle robe suprachère acheter? Quelle couleur de marbre commander pour ma salle de bain?
J'ai vite quitté Pierre-Théodore pour me préparer pour notre petite soirée avec C.
Je l'ai retrouvée devant le musée d'Orsay, splendide dans sa robe noire Balenciaga. Je dois dire que celle que j'avais mise a également fait de l'effet, je mise toujours sur ma superbe robe rouge à volants Anne Valérie Hash, elle épouse parfaitement la cambrure de mes reins. Les verrines à la truffe ne m'ont pas parues mauvaises. Nous avons complimenté Fernando pour son travail remarquable, avons ris fort mais de façon distinguée et ainsi C est partie avec un homme très séduisant après avoir éconduit quatre hommes what hope! Et moi, après avoir gentiment refusé les avances d'un homme marié, j'ai dragué le serveur, un homme très jeune et très sexy je l'avoue. Fatiguée, il m'a évidemment ramenée, je n'avais pas envie d'appeler ce pauvre Charles-Edouard pour qu'il vienne me chercher, il habite si loin.
Je lui ai fermé la porte aux nez, je n'avais pas envie qu'un homme avec une simple veste Armani entre chez moi, dans mon loft sur les champs-Elysées.

Avec C nous ne jurons que par Dior for men.
J
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# Posted on Sunday, 22 February 2009 at 1:27 PM

Edited on Tuesday, 10 March 2009 at 2:25 PM